Maison P — Notre regard

Notre regard

Pourquoi ces objets, et pas d’autres.

Maison P ne cherche pas l’objet rare pour la rareté. Elle cherche l’objet qui a tenu sa place — dans un intérieur, un usage, un quotidien — et qui continue de la tenir aujourd’hui.

Chaque pièce vient d’une époque précise : l’Italie des années 60 à 80, son goût pour la couleur, le plastique noble, le chrome, la lumière comme sujet à part entière. Ces objets n’étaient pas pensés comme des œuvres. Ils équipaient une table, un salon, un bureau. C’est le temps qui les a déplacés vers autre chose.

Certains noms reviennent parce qu’ils ont compté : des designers qui ont pris un objet ordinaire — une lampe de chevet, une machine à écrire, un seau à glaçons — et lui ont donné une intention. C’est cette intention que Maison P choisit de transmettre, pas seulement l’objet.

Une pièce quotidienne devient une pièce de galerie quand elle continue de dire quelque chose, longtemps après l’usage pour lequel elle a été conçue.

Ombres de feuillage d'olivier sur une toile ocre — la lumière chez Maison P

Objets en habitat

Bureau Maison P — objets en habitat Lumière dans un intérieur Maison P
Bureau Maison P habité — Olivetti, plexiglas et lumière

Les objets Maison P ne sont pas pensés pour la vitrine. Ils habitent des espaces réels, prennent la lumière naturelle, traversent le quotidien.

Barre métallique et ombres de feuillage — ligne architecturale
Maison P — lumière et ombre sur mur crème

Les matières de la sélection

Verre fumé, chrome, inox, plexiglas — des matières des années 70 et 80 qui reviennent d’une pièce à l’autre chez Maison P, moins comme une règle que comme une manière de reconnaître une famille d’objets. La lumière ambrée n’est pas un filtre : c’est la façon dont ces matières se comportent, posées près d’une fenêtre.

Vico Magistretti

Architecte et designer italien, 1920–2006 — Artemide

Une nuit de métro milanais, en pensant à la lanterne sourde de Jean Valjean, Magistretti dessine sur un ticket l’idée d’une coque qui en éclipse une autre. Ce sera Eclisse, lancée en 1967, Compasso d’Oro la même année.

Elle figure aujourd’hui dans les collections permanentes du MoMA de New York et de la Triennale de Milan, entre autres.

Chez Maison P : notre Eclisse, en Signatures et Luminaires.

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Mario Bellini

Designer et architecte italien, né en 1935 — Olivetti

Consultant en design chez Olivetti de 1963 à 1991, Bellini y dessine plusieurs générations de machines à écrire, dont la Studio 46 (1973, avec Macchi Cassia, Pasini et Palo). Plus d’une vingtaine de ses pièces Olivetti sont conservées au MoMA de New York.

Il pensait la machine de bureau comme un objet domestique — une présence sur une table, pas seulement un outil.

Chez Maison P : notre Olivetti Studio 46, en Signatures.

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Ambrogio Pozzi

Designer et céramiste italien, né en 1931 — Guzzini

Formé dans l’entreprise familiale de céramique à Gallarate, Pozzi travaille ensuite pour Rosenthal, Alitalia, et pour Guzzini — où il applique à des matières bon marché, le plexiglas et le méthacrylate coloré, la même exigence de forme que sur la porcelaine.

Chez Maison P : notre seau à glaçons Guzzini en plexiglas, en La Table.

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Makio Hasuike

Designer industriel japonais, né en 1938 — Gedy

Arrivé à Milan en 1963, Hasuike fonde en 1968 l’un des tout premiers studios de design industriel tenu par un designer étranger en Italie. Il dessine pour Gedy de nombreux objets de salle de bain à partir de la fin des années 60, et reçoit en 2016 le Compasso d’Oro pour l’ensemble de sa carrière.

Une rigueur presque japonaise appliquée à des objets qu’on ne regarde jamais vraiment — jusqu’à ce qu’ils soient bien dessinés.

Chez Maison P : une sélection de pièces Gedy, dont le Set Gedy — gobelet porte-brosses à dents, le miroir Gedy Italy et le tabouret Gedy par Olaf von Bohr.

F.A. Porsche

Designer autrichien, 1935–2012 — Luci

Ferdinand Alexander Porsche, à qui l’on doit la ligne de la 911, fonde en parallèle son propre studio de design. Pour l’éditeur italien Luci, il dessine au début des années 1980 la lampe Kandido — structure triangulaire, tiges télescopiques chromées.

La même exigence de ligne que sur une carrosserie, posée sur un bureau.

Chez Maison P : notre Lampe Kandido, en Signatures et Luminaires.

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Kazuo Motozawa

Designer japonais, né en 1945 — Staff Leuchten

Né à Saitama, diplômé du Musashino Junior College en 1968, Motozawa dessine d’abord pour le fabricant japonais Yamagiwa avant de collaborer avec l’éditeur allemand Staff Leuchten. Sa collection Saturno, lancée au début des années 1970, reçoit le iF Design Award en 1972.

Des anneaux de chrome empilés en demi-sphère, qui laissent filer la lumière entre chaque niveau — une planète domestique.

Chez Maison P : notre Suspension Saturno, en Signatures et Luminaires.

Voir la Saturno →

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